40 mois d'arriérés de salaire à l'Agence panafricaine d'information (PANA). Les employés font appel à Macky Sall - senerek

40 mois d’arriérés de salaire à l’Agence panafricaine d’information (PANA). Les employés font appel à Macky Sall

Depuis le vendredi 10 août 2018, les employés de l’Agence panafricaine d’information (PANA) sont entrés en grève illimitée dans une tentative désespérée d’obtenir le paiement d’arriérés de salaire qui remontent à 2013. Le dernier salaire perçu date de janvier de cette année.

Las d’attendre et vivant une situation sociale insoutenable, les employés de la PANA ont trouvé pour ultime recours le président de la République, Monsieur Macky Sall, auprès de qui ils ont lancé ce mercredi un cri du cœur, à l’issue d’une assemblée générale.

Le président du collectif des employés, Abdourahmane Sow, a notamment déclaré que les employés lancent un “appel au président de la République du Sénégal M. Macky Sall de nous aider à trouver une solution, de soulager nos souffrances qui durent depuis 2013.”

La PANA est née de la volonté des chefs d’Etat de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) aujourd’hui UA, de doter l’Afrique de sa propre agence d’informations, afin qu’elle ne dépende pas exclusivement des informations diffusées par les grandes agences mondiales à l’instar de l’AFP (France), Reuters (Royaume Uni) ou Associated Press (Etats-Unis). Elle fut portée sur les fonds baptismaux en juillet 1979 et démarra ses activités en mai 1983, avec pour siège Dakar.

Moins de 10 ans après sa création, en octobre 1997, elle déposait le bilan. Elle fut relancée dans le cadre d’une société de droit privé avec un mélange d’intérêts publics et privés, avec alors un capital de 12,9 millions de dollars.

Avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, les médias portent de moins en moins intérêt aux agences de presse, en raison de l’abondance de l’information sur la toile et les réseaux sociaux, ainsi que le développement de la presse en ligne. La PANA s’est néanmoins rapidement adaptée à ce nouvel environnement, puisqu’elle dispose des moyens technologiques de dernière génération. Toutefois, elle doit pouvoir assurer les salaires et autres frais d’une centaine de journalistes, de photographes et de correspondants à travers l’Afrique et hors du continent, puisqu’elle dispose d’un bureau à Paris et à New York.

Senerek

 

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