Un officiel sénégalais salue le « bel exemple » de formation du Ptci - senerek

Un officiel sénégalais salue le « bel exemple » de formation du Ptci

Le directeur général de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal, le professeur Amadou Thierno Gaye, a estimé mardi à Dakar, que le Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire en économie (PTCI), abrité par son pays, est « un bel exemple » de formation sous-régionale.

Le fait d’abriter ce « campus au Sénégal (à l’Université de Dakar) représente un moment fort. (…) Le PTCI est devenu, en 25 années, un bel exemple de formation sous-régionale. Car il assure la formation d’étudiants africains dans les disciplines économiques et qui sont directement opérationnels » une fois après, a indiqué le Pr Gaye.

Il représentait le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Mary Teuw Niane à la Conférence inaugurale du Campus Commun des Cours à Options (CCCO) de 2018, mise sous le parrainage du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall.

Avec pour mission de former des étudiant(e)s aux niveaux master et doctorat, outillés pour apporter l’expertise nécessaire au renforcement des administrations publiques et privées, des ONG et des institutions de recherche et d’enseignement supérieur en sciences économiques en Afrique au Sud du Sahara, et dans le reste du monde, le PTCI a été mis en place en 1992 par 18 pays de cette partie du continent (Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo).

Et c’est à travers la Conférence des Institutions d’enseignement et de Recherche Economiques et de Gestion en Afrique (CIEREA), une association regroupant des Facultés de Sciences Economiques, des Centres de Recherches et des Instituts, que le programme a été lancé, avant de voir ses activités démarrer en 1994.

Ainsi, Amadou Thierno Gaye s’est félicité du fait que « plus de 350 jeunes sénégalais sont produits du PTCI » et sont maintenant devenus « d’économistes de haut niveau » qui font bénéficier de leur expertise à l’échelle nationale et internationale.

Concepteur du programme, le Pr Moustapha Kassé, Doyen honoraire de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion (Faseg), a indiqué, pour sa part, que « le PTCI a réussi la mission que nous lui avons assigné en 1992 ». Avant sa mise en place, rappelle-t-il, « il n’y avait pas de mobilité » et « aucune de nos formations doctorales ne marchait ni à Yaoundé ni à Abidjan ni à Dakar ».

Dans cette nouvelle phase, le PTCI bénéficie d’un financement « essentiel » du Canada, à travers le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI).

Ainsi, la représentante de l’ambassadrice de ce pays nord-américain au Sénégal a profité de l’occasion pour annoncer que deux étudiantes de cette promotion doctorale bénéficieront chacune d’une bourse de « 7500 dollars canadiens » pour l’intérêt de leurs deux sujets de thèse qui ont en commun le genre.

Elle a, par ailleurs, encouragé leurs autres camarades africains à voir dans leurs différents travaux « l’importance des changements climatiques », sa vision globale étant que « ces étudiantes et étudiants (seront) amenés (demain) à façonner les économies de (leurs) pays respectifs ».

 

ODL/te/APA

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